Horizon

La fiche synthèse du projet est téléchargeable ici : Synthèse projet capacitaire.pdf

La comptabilité capacitaire est avant tout une idée, un projet, un horizon. Le projet de construire un outil logiciel qui deviendra une solution de gestion capacitaire. Cette solution donnera au métiers les moyens de connaitre, de mesurer, d’alerter, d’analyser, d’auditer et d’allouer les ressources d’infrastructures et répondre à la demande des clients internes ou externes.

Pour qui ?

Ce projet s’adresse aux organisations opérant des infrastructures techniques majeures (opérateurs télécoms, datacenters, centres techniques sensibles, sites industriels, régies de distribution…) confrontés à la problématique de la gestion de leurs ressources techniques : le « qui a besoin de quoi, où, quand, combien, et pour quoi faire ? ».

 

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Les enjeux pour l’entreprise


Pour ces acteurs, l’information capacitaire est une donnée essentielle à l’exercice des métiers (exploitation, construction, production, qualité, gouvernance, études et programmes, gestion patrimoniale, gestion commerciale…) et son absence compromet non seulement l’efficacité de l’entreprise, mais l’expose à des risques majeurs.

La maîtrise capacitaire des infrastructures devient dès lors un enjeu à la fois opérationnel, financier et de sécurité. Par exemple, dans les domaines de l'IT et des télécoms :

* La sécurité des infrastructures est souvent obtenue par le doublement des capacités → les redondances 2N signifient que toute capacité N utile au fonctionnement exige la construction d’une autre capacité N, inutilisée et immobilisée, prévue pour s’activer en cas « secours ». Le corollaire est que le dimensionnement des installations est doublé, le coût des équipements et la maintenance multipliés en conséquence.

* Un site majeur est construit avec une capacité électrique de l’ordre du MW . Le ratio coût utilisé pour une création capacitaire est de l’ordre de 12k€ / kW - hors immobilier et gros œuvre. Tous kW inexploitables ou inexploités font autant d’investissements perdus.

* Pour une infrastructure moyennement performante, 1kW "utile" consomme 2kW au compteur (du fait des auxiliaires). Sur un parc opérateur, un gain de 10 % d’efficacité conduit à des économies d’énergie annuelles en M€ voire dizaines de M€.

* Le coût colossal de l’environnement technique, est dorénavant supérieur au coût des machines informatiques. Négliger cette composante au profit seul du parc informatique est une faute économique.

Plus d'éléments avec l'article : Les gains d'une gestion capacitaire pour les opérateurs télécoms

La capacité et les objectifs métiers

L’objectif métier principal est de pouvoir répondre de manière quantifiée à des questions opérationnelles du type :

  • Sur un plan localisé :
    • Les ressources de la salle sont-elles suffisantes pour l’installation des nouveaux équipements ?
    • Y a-t-il des risques de saturation de l’infrastructure ?
    • Mon installation est-elle exploitée de façon optimale ?
  • Sur un plan général :
    • Mes infrastructures sont-elles suffisamment dimensionnées au regard du programme annuel ?
    • Quelles capacités puis-je fournir, où et à quelle échéance ?
    • Quelle est l’efficacité de mes investissements ?

Ces questions réfèrent directement ou indirectement à la quantité des ressources techniques (=« la capacité ») : surfaces disponibles, puissances consommées, taux d’utilisation… La comptabilité des capacités dans les infrastructures, quelle que soit leur nature, est une information indispensable à la décision.

L'outil capacitaire

L’ambition est de mettre en place une solution de gestion capacitaire reposant sur un outil de comptabilité capacitaire. Cet outil voudra quantifier les ressources techniques, dans leurs unités consacrées (m², ml, kW, kWf, …), pour en proposer des états instantanés, ou projetés sous forme de bilans comptables. Il emportera également des fonctions d’analyse (indicateurs, historiques, tendances, audits…). Ces premiers développements élargiront alors les perspectives pour ajouter de nouvelles fonctions d’accompagnement métier (aide à la décision, simulations, circuits d'opération...)

La comptabilité capacitaire se distingue par 2 caractéristiques propres :

    • la possibilité de présenter des résultats consolidés, à toutes échelles - de la salle au site
    • la possibilité d’opérer et de retourner des résultats quand bien même les données ne seraient que partielles– les points de mesures dans l’infrastructure etant limités.

Cette comptabilité capacitaire suppose le développement d’un moteur de calcul ; un module à même de recevoir l’ensemble des données d’infrastructure pour la redécrire en chiffres et capacités.

Plus d'éléments avec l'article : La gestion capacitaire

Le périmètre technique

La gestion capacitaire voudra s’intéresser aux infrastructures « auxiliaires », dites aussi de l'environnement technique, souvent mal maitrisées, et sur lesquelles tout est construit.

L’urbanisme traitant des capacités des surfaces et volumes des espaces organisés selon une imbrication. Pour l'IT : U < baie < travée < salle < zone < bâtiment < site < plaque

L’infrastructure électrique traitant des capacités de la chaine électrique distribuant l’énergie vers les équipements de production.

L’infrastructure de climatisation traitant des capacités de la chaine de distribution froid/chaud irriguant les bâtiments jusqu’au plus près des matériels.

L’infrastructure de câblage traitant des capacités à relier les espaces distants, utilisée pour l'établissement de connexions physiques entre équipements.

 

Le marché

En premier cercle, le marché ciblé concerne celui de l’hébergement technique des Telco et datacenters. Ces marchés ont d’ailleurs tendance à converger, les différences entre conditions d’hébergement, ingénieries et équipements s'estompant.

Pour références :

    • Un marché mondial et européen en croissance : Le marché mondial des datacenters est estimé à 200Md$ en 2021 avec une croissance annuelle estimée >10% en zone Europe pour les années à venir. Le marché de l'hébergement suivra la même tendance.
    • Un coût correlé à la capacité : Les dépenses d’investissement (CAPEX) pour un datacenter sont de l’ordre de 20k€/kW. Toute optimisation de l’offre/besoin capacitaire représente autant d’économie ou d’évitement de dépenses
    • Un marché DCIM en gestation : Le marché mondial des DCIM (datacenter infrastructure management) pèse 3Md$. Le marché et les solutions ne sont pas encore matures et les DCIM doivent trouver leur pleine place dans les processus de gestion des datacenters.

Pour tendances :

    • Multiplication des sites datacenters : La tendance va à la construction de datacenters de proximité pour rapprocher les services des utilisateurs et capteurs.   
    • Immobilier numérique : La demande en datacenters en zone urbaine est en pleine croissance toujours pour des raisons de proximité. Le coût du foncier pèse de plus en plus dans l’équation économique et justifie une gestion fine des capacités m² des salles techniques.
    • Gestion des infrastructures : Le marché de la gestion des infrastructures (BIM, DCIM…) est en construction. Le train est à prendre pour le segment « capacitaire ».
    • Mutualisation/Externalisation : Le marché de la colocation technique et le « pay-per-use » exige une comptabilité capacitaire aujourd’hui balbutiante.

Ces tendances sont favorables et invitent à l'accompagnement.

Les atouts différentiants

La comptabilité capacitaire est inexistante parce qu’elle est uniquement traitée sous le prisme de 4 outils : la chaîne de mesures, la supervision, la gestion de parc, la gestion des installations.

La chaîne de mesures collecte les données issues des capteurs pour les rendre accessibles et lisibles. La chaîne ne traite pas ou peu, et ne procède à aucune analyse globale. Elle se limite à sa fonction première : remonter de la donnée brute, tel un déversoir vers un réservoir.

La supervision agit tel un tableau de bord, s’appuie sur les données remontées par la chaîne de mesures pour présenter des informations d’états, de manière synthétique et exploitable (consommation courante, alarmes…). La vocation de la supervision est d’être une interface pour présenter une situation telle qu’elle est à des fins de surveillance et d’actions. La supervision est intimement liée aux capteurs de l’infrastructure. Elle ne voit donc que « là où elle a des yeux ». Les analyses globales ou d’échelle n’entrent pas dans son « scope », la comptabilité capacitaire non plus.

La gestion de parc est une fonction d’inventaire des équipements, tel un registre, où sont également consignés leurs caractéristiques techniques (identifiant, calibres, éventuellement la localisation…). Les notions capacitaires n’y sont pas traitées, hormis celles liées aux caractéristiques propres de l’équipement.

La gestion des installations : cette fonction est portée par les DCIM, et veut décrire l'infrastructure telle qu'elle est physiquement. La représentation proposée est le reflet de l'installation réélle tel un miroir numérique (ou le "jumeau numerique"). Les équipements sont localisés, liés, et documentés de leurs caractéristiques. Les DCIM les plus évolués empruntent également des fonctions de supervision pour accéder des informations de statut ou de capacité (ex : la consommation courante).

> Bien que diversifiés et positionnés sur des périmètres distincts, aucun de ces outils ne traite des spécificités comptables que sont la consolidation, l'imputation, la segmentation. Une comptabilité capacitaire s’appuiera sur ces 4 instruments pour proposer une nouvelle vision des infrastructures traitées en d'autres termes et à d’autres échelles. Mieux, elle viendra les compléter et les enrichir.

Plus d'éléments avec l'article : La comptabilité capacitaire

Ambitions et perspectives

Le champ est immense . L’avancement n’est envisageable que par étapes, selon la réponse du marché, l’intérêt manifesté et l'orientation souhaitée par les clients potentiels. La volonté n’est pas de développer en première instance une solution de gestion livrable « clef en main », qui ne pourra s’envisager qu’à un horizon plus lointain, mais de développer un moteur de calcul « comptable » à même de produire des bilans capacitaires à partir des données du client (synoptiques, inventaires, choix d’exploitation, lots de mesures).

Cet « embryon produit » sera un levier pour proposer de la prestation technique en tant « qu’analyste capacitaire » avec pour objectif de produire des bilans, analyses et audits d’infrastructure pour le compte des entreprise. Cette première brique est celle de révélateur du besoin et la démonstration du potentiel d'un tel outil.

L’effort pourra dès lors être consacré à enrichir l’outil de nouvelles fonctionnalités (indicateurs et tableaux de bord, bilans énergétiques, accompagnement des métiers, aide à la décision, optimisation, projection…), et le lancement de mutations pour la préparation de la mise sur le marché (API, cloud, mobilité…).

Mais, les véritables potentialités de l’outil se révéleront lorsqu’il pourra traiter, de manière transversale, des infrastructures de différentes natures, et rapprocher ses résultats pour proposer une vision unifiée et quantifiée des ressources techniques. Cela exigera de développer des modèles de comptabilité « universels » adaptés à chaque typologie, pour pouvoir traiter de tous les types d’infrastructure, pour tous les types client

> Mais la conquête ne se fera pas seul, et doit s'envisager en partenariats technique et commercial. Les synergies potentielles sont nombreuses et se révèleront dès la crédibilité prouvée.

Et donc...

Le sujet est vaste, ambitieux, prometteur et complexe. Il explore de nouveaux domaines. Il est un défi technique et commercial, et exige de réunir des compétences.

Ce projet est lancé, si vous sentez l’envie de vous en saisir, contactez l’équipe.